La Syrie, c’est aussi l’affaire de Syl

Le dessin est signé par Syl. Il a plu à Ligne Claire. C’est un dessin de presse, on ne renie pas ses origines. Ce dessin très fort résume toute l’ambiguïté devant laquelle se trouvent les puissances occidentales face à la Syrie. Intervention militaire aérienne, elle est certaine. Pas question de s’embarquer à l’irakienne avec des troupes au sol. Des objectifs militaires ? Sûrement. Loin des civils (que l’on veut en priorité protéger) et des tirs qui ne toucheront que des méchants sbires de Bachar el Hassad ? Ne rêvons pas. Même si on la justifie, la guerre propre n’existe pas. On a voulu y croire pendant celle du Golfe, la première. Et les autres qui ont suivi. Terme devenu à la mode, une guerre sans morts. De belles vidéos, des impacts limités, des têtes chercheuses d’assassins, les briefings militaires sont bien rodés.

Syrie
Syl ®

Le dessin de Syl parle de dommages « collatéraux ». Il aura fallu attendre longtemps pour intervenir en Syrie, les USA pas vraiment chauds, les Russes contre avec la Chine. Personne n’a resserré les boulons du père Bachar, ni de ses alliés qui déstabilisent aujourd’hui le Liban. Alors, oui, l’utilisation des armes chimiques est inacceptable mais on savait que el Hassad les utiliserait. Ce n’est pas d’intervenir maintenant, avec le risque que des innocents en soient victimes qui est coupable. C’est de ne pas l’avoir fait avant et autrement. Intervenir avec en prime la volonté  avouée de ne pas faire tomber le régime, faudrait savoir.

JL. T

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