Metropolis, et si la première guerre mondiale n’avait pas eu lieu ?

Une vision à la fois utopique et fantastique, Metropolis (Delcourt) est signé par le plus brillants des auteurs français de science-fiction. Serge Lehman a commencé à l’écrire en 1999 et a accumulé les notes. Metropolis que Stéphane de Caneva dessine peut aussi être considérée comme une uchronie. Une cité franco-allemande dans une Europe en paix règne sur la conscience universelle au milieu des années trente mais tout va se dérégler. Fritz Lang n’est pas loin. Que se serait-il passé si la première guerre mondiale n’avait pas eu lieu ?.

Metropolis L’inspecteur Gabriel Faune constate que des changements interviennent dans Metropolis construite en 1912, cœur d’une Europe en paix. Sur les conseils du docteur Freud il note ce qu’il voit, une statue qui n’était pas là avant, un quartier à l’architecture ancienne. Faune a été adopté par la ville et ses deux créateurs, Aristide Briand et le chancelier Streseman. Il était le citoyen numéro un. Aujourd’hui il doit enquêter sur un attentat et un tireur fou qui a fait un carnage sur la grande place de Metropolis. Paris et Berlin risquent de voir le nationalisme progresser et s’attaquer à Metropolis fondée par une population mixte qui se revendique indépendante. Que se passe-t-il vraiment ? Freud rencontre un certain Churchill qui aurait préféré un axe anglo-américain. Sous la place où a eu lieu l’attentat on a découvert des cadavres et un commissaire qui a mis un terme à la carrière de M, le maudit va présenter Loulou à Faune.

C’est l’ambiance associée au récit, aux mystères, aux sous-entendus, aux rappels comme celui indirectement de Fritz Lang qui font le charme de Metropolis. Il y a une intrigue qui se teinte de romantisme, de science-fiction, d’action. Où commence la réalité et le surnaturel ? Lehman très appuyé par le style froid mais chaleureux, concis et superbe de De Caneva a lancé une série de quatre albums dont on attend la suite, affamé.

Metropolis, Tome 1, Delcourt, 14,95 €

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