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Les Vacances chez Pépé-Mémé, Bouzard à la campagne

Des souvenirs inoubliables pour des gamins, de la ville à la campagne, nature peinture, on tue le cochon, on coupe le cou aux poulets et on noie les chatons. Que du bonheur et le pire c’est que c’est du vécu. Bouzard raconte ses vacances chez Pépé et Mémé, on pourrait lui parler des séjours au fin fond de la Lozère au milieu des années soixante. Idem, trois gamins dont le plus jeune souffre-douleur et la rude réalité de la vie rurale. Le grand air, la bonne soupe, les truites pêchées à la main avec les enfants du coin, les cartouches de nos amis allemands retrouvées dans le ruisseau et surtout pas les parents pour jouer les troubles-fêtes. Bouzard de son trait acéré raconte sa vie et dérape un peu sur les besoins inassouvis des autochtones, des obsédés. Il en rajouterait pas un peu ? Encore que le grand air ça aide à se maintenir en forme.

On égorge le cochon, Cassoulet copain du trio. Ethan en prend pour son compte façon massacre à la tronçonneuse marqué pour la vie. Et Cassoulet gorge béante qui se barre. Les grands se calment devant la télé et Ethan crise. Il y a aussi une charmante promenade sur le chemin des pendus. Chaque arbre a eu le sien. Ou plus pendant la guerre. Cocu et crac on se pend. L’arbre aux boches n’a pas fait dans le détails. Les cabinets c’est au fond du jardin dans la cabane en bois et Ethan a la trouille d’y aller d’autant que chat se paye un bain de caca. Ils commencent à voir des renards les grands-parents. Ce ne sont plus des vacances mais un chemin de croix. Ethan n’a pas de bol sous sa vieille couverture en peau de chèvre. Une bûche sur la tête, le crâne ouvert, un peu de pommade et roule. Des amours il y en a plein à la campagne. On ne rechigne pas à la besogne, on laisse faire la nature. Et il y a le vieux Paulo qui lui a de gros besoins. Pépé tue les chats et les bambins chialent. Quand leur mère arrive et entend des insanités elle récupère sa progéniture. Pas sûr qu’à Noël ils reviennent les marmots.

Le train-train quotidien, avec ses petites joies, le Pineau des Charentes, Pépé qui triche aux cartes. Des moments, juré, inoubliables. Guillaume Bouzard a pioché dans ses propres souvenirs. On adoré les frelons asiatiques, la poule qu’on endort pour la faire cuire, Mimi la chatte écrasée sur la route qui bouge encore et que ce brave chien de Pacha déguste. On l’a dit que de la joie et de la bonne humeur. On en redemande, c’était le temps de l’insouciance.

  Les Vacances chez Pépé-Mémé, Fluide Glacial, 14,90 €

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