On a toujours eu un petit faible pour ce Judge Dredd qui n’en finit pas de dégommer tous les méchants, macho à souhait et flirtant parfois avec des idées extrêmes mais avec un humour glaçant. Le tome 11 de Judge Dreed les affaires classés est sorti. Les dessinateur sont multiples ce qui ajoute une part de variété aux aventures épiques et moralisatrices de ce Zorro du futur. John Wagner et Alan Grant sont au scénario pour onze dessinateurs dans ce recueils d’histoires courtes que l’on doit à l’excellent label Delirium de Laurent Lerner. On citera au passage quelques uns des grands dessinateurs de 2000 AD tels Kevin O’Neili (Nemesis, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires) qui signe ici des planches exceptionnelles, Steve Dillon (Preacher, Hellblazer, The Punisher), Cam Kennedy (Star Wars), ou encore Ian Gibson (le dessinateur de Halo Jones d’Alan Moore) et toujours l’incontournable et génial Ron Smith. En noir et blanc.
Dreed ou pas Dreed, usurpateur mais qui est qui ? Je suis la loi et si un espèce de monstre attardé mental dit qu’il est Dreed c’est que c’est vrai. Sauf que ses lois sont mortelles pour des broutilles. Un clone dangereux qui prend ses désirs pour des réalité mire Dreed qui l’enverrai bien à l’asile. Ou plus si affinités. Pour un imposteur la mort s’impose. Une femme, Adele Dahl, est facturière, elle émet des factures aux gens, elle facture ses factures. Et se fait de l’argent, les clients payent sans réfléchir. On lui a envoyé des cadavres qu’elle a rapporté sans demander l’aide des Judge. Elle s’est faite virée par les Peck et retrouve à son retour un troisième cadavre. Un envoûtement ? Adele n’y croit pas. Mal va lui en prendre. Kenny Qui ?, un nouveau protagoniste au béret écossais qui est fou de dessin. Judge le passe au peigne fin et lui accorde 24h. Un mordeur l’attaque. Dredd le sauve et lui fait ses vaccins. Mais pas de chance, il ne peur entrer à Méga City. Incompétent en fait Kenny mais on lui a volé ses dessins et il est en colère. Un musclor et des prothèses gonflables pour impressionner les filles. Zacharie Flanelle est malingre et tente le coup. C’est Oracio qui les fabrique. Mais Dreed intervient.
Ne surtout pas avoir d’idées préconçues quand on se plonge dans Judge Dreed. Tout y est possible, pour un divertissement hors normes et un héros dézingué, bloqué des neurones. Des histoires courtes, souvent dramatiques, sagas cultes et inédites dans ce onzième volume des Affaires Classées de Judge Dreed , la collection qui permet de découvrir l’âge d’or de la série-phare du magazine britannique 2000AD au délicat parfum rétro.
Judge Dreed T11, 408 pages, Delirium, 39 €
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