Il y a des œuvres difficiles ce qui pour autant n’est pas un critère de peu de qualité. Elles demandent de faire un effort si, très subjectivement on la juge digne de la triturer, la reprendre, parfois la décrypter. Délivrance fait partie de ces cas limites. Kim Gérard a signé le parcours de deux frères dans un monde une nouvelle fois post-apocalyptique d’une rare tristesse, désespérant où la mort est interdite. A moins qu’il y ait une pincée d’espoir au bout de la route ? Allez savoir.
L’horreur règne, les épreuves insoutenables et les couleurs scandent les sentiments. Les deux frères seront-ils capables d’être les chevaliers servants de celle qui incarne l’espoir . On passe pas des hauts et des bas, on les suit, on les plaint et on se joint au final à eux. 328 pages qui secouent, gardent une ambiguïté parfois déroutant. Graphiquement il y a un vrai travail, une inspiration pour ce premier roman graphique qui ne laisse en aucun cas indifférent. On aimera, ou pas. Tout se discute.
Délivrance, Éditions Glénat, 25 €
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