Expositions

Exposition, livre objet, en BD aussi c’est à Bruxelles

Le livre-objet en BD, quand la forme se fait aussi importante que le fond, c’est une exposition jusqu’au 7 septembre 2025 au Musée de la BD à Bruxelles. Une balade superbe et une vraie découverte.

Album en accordéon, livre pop-up, pliures et découpes diverses ou format fantaisiste. On parle d’un livre-objet quand la forme d’un bouquin est aussi importante que son contenu. La bande dessinée n’a pas échappé à cette pratique, mais le phénomène était plutôt rare au XXe siècle.  La BD en livre-objet a connu une production plus importante à partir de la seconde moitié des années 2000, en parallèle avec l’apparition des blogs et des plateformes de bandes dessinées en ligne.  En réponse aux écrans, le neuvième art exprime aussi son attachement à l’objet, à la matière et au toucher.

© Un cadeau, Jérôme Mulot & Florent Ruppert, L’Association

Le livre-objet coûte cher à la production quand il est manufacturé et prend du temps à la fabrication quand il est fait artisanalement. Ainsi, il est souvent produit en petit tirage et est rarement réédité.  L’augmentation du prix du papier de ces dernières années semble déjà marquer la fin de la période prolifique du livre-objet. Voici une sélection variée du genre dans cette rare exposition comptant parmi elle quelques pièces uniques.

Le livre-objet en BD – © Daniel Fouss / Musée de la BD

Artiste inclassable et explorateur du 9e art, Marc-Antoine Mathieu collectionne les expérimentations graphiques et narratives, avec à son actif deux Alph-Art. Il s’inscrit dans la lignée des créateurs atypiques et audacieux, aux côtés de figures comme Fred, Chris Ware, Winsor McCay ou encore Terry Gilliam. Là où on ne l’attend jamais, il parvient toujours à nous prendre de court. Né en 1959 à Antony (France), Marc-Antoine Mathieu aime jouer avec les possibilités qu’offre le livre.  Dans sa série Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves (débute en 1991 aux éditions Delcourt), il expérimente la case découpée nommée « anticase » (tome 1), la découpe en spirale (tome 2), les pages déchirées (tome 6) ou les pages aux formats divers (tome 7). Dans sa production d’albums en one-shot, le livre Sens contient une page géante à déplier, alors que les récits de 3 rêveries se présentent sur trois supports différents : pages volantes, leporello et rouleau.

A voir pour en savoir plus sur https://www.youtube.com/watch?v=YQvCzMoSVro&t=312s

Le livre-objet en BD – © Daniel Fouss / Musée de la BD

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