Mary Anning, pionnière de la paléontologie

Elle aura été la première, une pionnière qui aura jeté les bases de la paléontologie dans l’indifférence et la méfiance générale. Mary Anning était une roturière sans le sou qui vivait dans un petit village anglais. Elle gênait, remettait en cause la date de la création de la Terre face à des imbéciles du clergé, obtus et enfermés dans des certitudes religieuses moyenâgeuses. Elle va pourtant mettre au jour des squelettes d’animaux disparus qui feront date dans l’histoire de l’humanité. Elle le payera par un anonymat imposé par un parterre de pseudo-scientifiques enragés. On ne peut que se passionner pour le destin brillant de Marry Anning que Kapik raconte sur un dessin de Julie Bouvot qui fait découvrir à la plupart une femme courageuse, géniale et qui ne lâchera jamais prise au péril même de sa santé. Un film a été tiré de sa vie en 2025.

« J’ai trouvé des réponses à des questions que je n’aurais jamais dû poser. » Consciente qu’elle avait mis les pieds dans le plat Miss Anning depuis 1811 dans le port de Lyme Regis en Angleterre. Elle a mis au jour un squelette fossilisé de 200 kgs. Le Père Matthew et Lord Hneley ne peuvent qu’être ébahis devant ce qui ressemble à un crocodile énorme. La famille de Mary vend des pierres qu’elle extrait des falaises du rivage. Pour le Père Matthew rine de rare, un crocodile écrasé par le déluge. Mais Mary le contredit, ce n’est pas un crocodile, les pattes sont des nageoires. Elle le vend une misère à Lord Henley. Mary continue à vendre ses pierres et une jeune femme Miss Elisabeth lui montre le livre où figure sa découverte sans qu’elle soit citée. C’est un protéosaure. Elle lui offre un livre sur la géologie. Marry revient la voir. Elle a recopié les gravures du livre. Mais on reproche à Elisabeth de faire rentrer une enfant de misère. Elle continue à chercher avec Henry, se souvient de la mort de son père qui ramassait les fossiles. Elle dissèque des animaux pour mieux comprendre les squelettes et en trouve un plus grand encore plus proche d’un oiseau mais elle doute. C’est ancien et nouveau. Henry part apprendre la géologie à Londres.

Elle sera trahie, méprisée, volée, jalousée. C’est une femme et pauvre qui ébranle la pensée scientifique et religieuse. Mary a de l’intuition, une culture qu’elle s’est bâtie seule. Rien ne l’arrêtera. Elle essaye sans relâche de trouver des réponses à ses questions. D’où viennent ces curios, créatures figées dans la pierre ? Ichtyosaure, ptérodactyle, les dinosaures sont exhumés. Sa reconnaissance sera posthume et c’est triste car elle aurait mérité d’être célèbre de son vivant. Ce qui aurait été sûrement le cas si elle avait été un homme. L’histoire aussi d’une injustice.

Mary Anning, 144 pages, Steinkis, 22,50 €

 

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